Les sigles — FPF, CNEF, UNEPREF, CMFI… — sont expliqués à part, dans l’affiche 37.
- Adventisme
- Courant né du millérisme américain au XIXe siècle, centré sur l’attente du retour du Christ. Les adventistes du septième jour observent le samedi comme jour de repos.
- Anabaptisme
- Mouvement né à Zurich en 1525, qui rebaptise les adultes sur profession de foi en tenant pour nul le baptême reçu au berceau. « Ana- » signifie « de nouveau ».
- Ancien
- Responsable d’une Église locale, élu par elle, chargé avec le pasteur de la conduite spirituelle. Le mot traduit le grec presbyteros.
- Anglicanisme
- Église d’Angleterre, séparée de Rome en 1534 : elle conserve l’organisation par évêques et une part de la liturgie ancienne tout en adoptant des convictions réformées.
- Baptême du croyant
- Baptême administré à celui qui professe lui-même la foi, par opposition au baptême des nouveau-nés.
- Camisards
- Protestants des Cévennes insurgés contre les persécutions de Louis XIV, de 1702 à 1710, après la révocation de l’édit de Nantes.
- Cène
- Repas institué par Jésus la veille de sa mort, célébré avec le pain et le vin. Les catholiques parlent d’eucharistie ; les familles protestantes divergent sur ce qui s’y produit réellement.
- Charismatique (renouveau)
- Mouvement apparu dans les années 1960 qui introduit les dons de l’Esprit — guérison, prophétie, parler en langues — à l’intérieur d’Églises existantes, catholiques comprises, sans qu’elles deviennent pentecôtistes.
- Clergé et laïcs
- Distinction entre ministres ordonnés et simples fidèles. La Réforme l’atténue en affirmant le sacerdoce universel : tout croyant a un accès direct à Dieu.
- Concile
- Assemblée d’évêques réunie pour trancher une question de doctrine ou de discipline. Nicée (325) et Constantinople (381) y fixent la foi trinitaire.
- Congrégationalisme
- Organisation dans laquelle chaque Église locale est souveraine : elle appelle son pasteur et décide seule, sans autorité extérieure.
- Dénomination
- Ensemble d’Églises partageant un nom, une confession de foi et une organisation communes. En histoire, le mot ne porte aucun jugement de valeur.
- Désert (le)
- Période de 1685 à 1787 pendant laquelle le protestantisme français, interdit, se réunit clandestinement. Le nom est emprunté à l’errance d’Israël.
- Diacre
- Responsable chargé du service concret — entraide, finances, accueil. Du grec diakonos, « serviteur ».
- Diète
- Assemblée politique du Saint-Empire. Celle de Worms, en 1521, somme Luther de se rétracter devant l’empereur.
- Édit de Nantes
- Texte signé par Henri IV en 1598, accordant aux protestants la liberté de conscience et des places de sûreté. Révoqué par Louis XIV en 1685.
- Évangélique
- Aujourd’hui : famille d’Églises insistant sur la conversion personnelle, l’autorité de la Bible et l’annonce de l’Évangile. Au XVIe siècle, le mot désignait simplement ceux qui se réclamaient de l’Évangile, souvent les luthériens.
- Excommunication
- Exclusion officielle de la communion de l’Église, qui prive des sacrements. Luther en est frappé en 1521.
- Filiation
- Lien d’origine entre un mouvement et ceux qui en sont issus. Ce dossier trace des filiations, non des jugements de légitimité.
- Glossolalie
- Le « parler en langues » : prière en une langue non apprise, mentionnée en Actes 2 et 1 Corinthiens 14. Signe distinctif du pentecôtisme.
- Historiographie
- Manière dont l’histoire est écrite : les dates, les sources et les découpages que les historiens retiennent. Dire qu’une date est « communément admise par l’historiographie », c’est dire que les spécialistes s’accordent dessus.
- Huguenot
- Surnom donné aux protestants français au XVIe siècle, d’origine incertaine, repris ensuite avec fierté.
- Indulgence
- Remise de peine accordée par l’Église pour les péchés. Son commerce, au début du XVIe siècle, déclenche la protestation de Luther.
- Justification par la foi
- Conviction que Dieu déclare le pécheur juste par pure grâce, à cause du Christ et non de ses mérites. Cœur de la Réforme.
- Libristes
- Protestants français qui, au XIXe siècle, refusent la tutelle de l’État sur les Églises et fondent des Églises « libres », financées par leurs seuls membres.
- Liturgie
- Déroulement réglé du culte : prières, lectures, chants, sacrements. Chaque famille a la sienne, de la plus écrite à la plus libre.
- Luthérien
- Se rattachant à Luther. Ces Églises conservent une liturgie proche de la tradition et une doctrine propre de la Cène.
- Magistérielle (Réforme)
- Réforme conduite avec l’appui du « magistrat », c’est-à-dire de l’autorité civile : Luther, Calvin, l’anglicanisme. L’Église y coïncide avec le territoire.
- Martyr
- Littéralement « témoin » : chrétien mis à mort pour sa foi.
- Mennonites
- Héritiers des anabaptistes pacifiques regroupés par Menno Simons au XVIe siècle, attachés à la non-violence et à l’Église de professants.
- Méthodisme
- Mouvement né en Angleterre avec John Wesley au XVIIIe siècle, ainsi nommé pour la méthode rigoureuse de vie de ses premiers membres ; il insiste sur la conversion et la sainteté pratique.
- Millérisme
- Attente, autour de William Miller, du retour du Christ vers 1843-1844. Sa non-réalisation donne naissance à plusieurs courants, dont l’adventisme.
- Moraves
- Communauté rassemblée à Herrnhut par le comte de Zinzendorf en 1722, héritière des frères tchèques de Jan Hus, pionnière de la mission protestante.
- Ordination
- Reconnaissance officielle d’un ministère, marquée par la prière et l’imposition des mains.
- Pasteur
- Ministre chargé de la prédication, de l’enseignement et de l’accompagnement d’une Église. Le mot signifie « berger ».
- Pentecôtisme
- Mouvement né à Los Angeles en 1906, rue Azusa, centré sur le baptême du Saint-Esprit et les dons spirituels. Il est devenu l’une des composantes les plus nombreuses du christianisme mondial.
- Piétisme
- Courant allemand du XVIIe siècle qui déplace l’accent de la doctrine juste vers la foi vécue : lecture personnelle de la Bible, petits groupes, engagement.
- Profession de foi
- Déclaration publique par laquelle une personne reconnaît comme sienne la foi de l’Église.
- Prophétie
- Parole reçue comme donnée par Dieu pour une situation précise. Sa place et son autorité varient beaucoup d’une famille à l’autre.
- Radicale (Réforme)
- Aile qui juge la Réforme magistérielle trop timide et refuse tout appui de l’État : anabaptistes, mennonites, puis les Églises de professants.
- Réformé
- Se rattachant à la tradition issue de Zurich et de Genève. En France, le mot désigne aussi une dénomination précise — d’où la confusion fréquente.
- Réveil
- Période d’intensification de la vie religieuse : prédication, conversions nombreuses, création d’œuvres. Le protestantisme en a connu plusieurs, du piétisme au pentecôtisme.
- Sacrement
- Signe visible d’une grâce invisible. Rome en compte sept ; les protestants en retiennent deux, le baptême et la Cène.
- Sanctification
- Transformation progressive de la vie du croyant après sa conversion. Le méthodisme en a fait son thème central.
- Schisme
- Rupture d’unité entre Églises, portant sur l’autorité ou la discipline plus que sur la doctrine — à la différence de l’hérésie.
- Sola scriptura
- « L’Écriture seule » : principe selon lequel la Bible est l’autorité dernière, au-dessus des traditions et des institutions.
- Symbole de foi
- Texte bref résumant la foi commune, récité au culte. Celui de Nicée-Constantinople reste partagé par les catholiques, les orthodoxes et les protestants.
- Synode
- Assemblée de délégués — pasteurs et laïcs — qui décide pour un ensemble d’Églises.
- Trinité
- Confession d’un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Formulée à Nicée en 325 et achevée à Constantinople en 381.
- Vaudois
- Disciples de Pierre Valdo, à Lyon vers 1170, prêchant en langue du peuple. Persécutés durant trois siècles, ils rallient la Réforme au synode de Chanforan en 1532.